C'est cela même:"A la marge, de la marge"

....mais ce n'est que tentative, une façon d'épreuve!

Avant d'y voir à l'envers, tentons de savoir où, a l'endroit, je me place.

Généralement, nous nous sentons au centre de notre représentation des choses, quelque part dans notre représentation des choses, mais jamais en dehors de notre représentation des choses:l'en dehors, même avec l'anti-matière cachée en dedans, c'est domaine divin.

Là, je ne peux pas être...., me nourrit par là quand même, et je suis avide d'être rassuré sur cet extérieur là quand-même.

Ce qu'il se passe avec l'autre, cela engage à savoir où, de la même façon, il se place.

Souvent, comme vous faites à mon avis, nous supposons l'autre comme soi-même,et alors étant d'accord nous serions au même centre d'une représentation commune élargie ou restreinte des choses, notre forme, si cela dépend de quel autre. Et puis cela se prolonge avec le nombre d'autres,  toujours plus nombreux. Et nous nous chamaillons au sujet de l'autre, au sujet de l'élargissement ou du rétrécissement que nous constatons de notre forme, au sujet des qualités présentes où entre nous nous sommes. Il en va de la vitalité de notre représentation des choses! De celle aussi de la qualité de l'extérieur des choses...Il en va de notre forme en autre forme.

Mais, vous le sentez bien, cela n'est pas comme cela, il est en fait très très rare que cela soit comme cela: même des couples très unis par exemple, se désunissent lorsqu'ils se rendent compte de l'illusion que cela soit comme cela! Intérieur trop vaste ou trop petit, extérieur nocif ou inclusif, milles figures....il y aurait des théories du "tenir bon", presque autant qu'il y a de gens.

Partant, mieux vaudrait tomber déjà d'accord sur l'extérieur et proposer cet accord, fonder comment est le grand inconnu, convoquer histoires, morales et religions pour que la forme de l'extérieur au moins étant stable, l'intimité trouve une forme pour un intérieur favorable.Ainsi serait le grand englobant! Pas de pression, la liberté intelligemment consentie....

Mais c'était avant, quand cela sera encore vrai d'autres manières parce que toujours cela fera motif. N'empêche, il y a le morcellement de ces motif, et leurs réseaux concomitants.

Outre le fait que j'aime bien notre époque, ne serait-ce que par ce que c'est celle dans laquelle je suis indubitablement plongé actuellement et qu'être un gentil garçon ne me gène alors pas trop, il ne me semble pas que cette époque soit celle d'une décadence.

Notre époque, avec la fécondité des idées jusqu'à la fin du XIX°, et au  XX° leurs cheminements malgré les terribles épreuves, celles dont peut-être l'apparition entraina mais je ne le crois pas car la réunion de la violence par la haine ou le quant à soi n'est pas de l'ordre sinon trop réactionnaire ou trop prométhéennes des idées véritables, jusqu'au  XXI°, qui finalement voudrait aujourd'hui faire douter des idées, démontrent pourtant d'autres postures en les formes actuellement à l'œuvre qu'avec la vision anthropocentrique classique de l'englobant et de l'englobé, celle que j'ai dit plus haut, et sa définition du centre où ,jusqu'au XVIII° nous nous tenions.

Alors,

il y a cette faculté désormais élargie, par la technique aussi, de se tenir plus nombreux à "la marge", en fait à la frontière de nos représentations du monde, là où véritablement et dans l'épreuve, nous côtoyons l'autre, parmi des réseaux.

Il y a toutes ces frontières communes, pas entre tous bien sûr, mais à la manière semblable qu'entre tous, et la considération des attachements sauf les réseaux.

Il y a même le soupçon d'un caractère à la fois pérenne, résiliant et quantique de nos représentations: nous avons changé de temps, changé d'époque, et instant par instant nous le ressentons, nous troublons, tentons de nous en défendre

Les frontières sont plus vives que l'intérieur des espaces délimités. C'est très agaçant, mais aux frontières apaisées c'est très agréable, comme ce serait avec l'intérieur bien protégé par des frontières.

Alors surtout,

il y a  la nécessité de réfléchir ces frontières pour, en et entre chacun, qu'elles  deviennent solides en facilitant  autant de transactions que possibles avec l'autre: actuellement la réhabilitation de l'idée du respect, de la dignité comme il s'entend

Nous avons assisté comme cela se passe avec la chute de l'union soviétique, nous assistons à cela autrement en Tunisie, et nous ne savons pas les issues, mais nous connaissons par avance la manière de la mise en réunion, avec sa façon comptable et sa façon par la force.

Mais nous savons aussi que l'individu est si minuscule et si peu indispensable au grand nombre, que le réduire encore une fois par la comptabilité ou par la force serait une erreur d'avenir...