"Sept ou cinq sonneries?"
C'est très juste qu'il faut persévérer du coté de la réforme, mais c'est pas si simple!
Je me suis fait taper sur les doigts: Mon Dir-cab n'avait pas bien réfléchi...

Il pensait que notre proposition pouvait dépendre uniquement de notre ministère, n'avait anticipé le fait que de publier sur le blog de ma belle-mère "Sept ou cinq sonneries?" provoquerait la colère de tant de mes collègues.
En effet, nous ignorions qu'était déjà en projet la meilleure manière de réduire l'effet, dévastateur auprès le grand public, de l'arrogance en apparence définitive des opérateurs en téléphonie mobile, pour facilement retirer d'une réforme quelques bénéfices politiques.
Étaient déjà en cours d'étude, et nous n'en savions rien,  le forfait aidé à dix euros, le bus pour la formation accélérée à l'utilisation du SMS, la normalisation ISO-NF du cordon chargeur universel, la suppression de la prime à la vente des télé-techniciens, et même, le téléphone sans écran...

Nous n'en savions rien, c'est une faute et je plaide coupable: être Ministre d'On ne sait Quoi, cela entraine par définition beaucoup des vicissitudes de l'ignorance.
C'est même l'apanage de notre ministère de toujours pratiquer l'évitement.
Je plaide coupable, la faute est grave.
Je vais me séparer de mon Dir-cab. Je l'aimais bien MmeMichu.

Je prends même le risque d'être mis en cause personnellement, voire poussé à la démission par  l'opposition, alors je gage sur un effet de contre-mode, c'est mon rôle après tout.
Alors non,  non et cent fois non!  Je n'ai pas proposé sept sonneries au minimum pour des motifs religieux, je n'ai pas finassé avec les lobbies en envisageant cinq sonneries.

Cinq, c'est non!  Sept c'est juste bien pour que ma belle mère réussisse à décrocher, sans risquer la chute grave parmi ses meubles (héhé!, on ne sait jamais), et que nous n'ayons pas elle et moi, à nos frais et au bénéfice de l'opérateur, à laisser des mots directement sur nos messageries respectives que nous n'écouterons jamais, tandis que nous tentons tout juste de nous joindre.

Dire que je m'étais entendu avec mon collègue en charge auprès les personnes d'âge vraiment vénérable pour que ce soit lui qui obtienne dix sonneries! Même lui n'était au courant de rien pour les autres!
Ça sent le complot, il ne me reste plus qu'à attendre près du téléphone....
Tant pis pour eux, je décroche pas avant la septième!