J'aime bien le ton qui fait de l'émigration être un problème autrement plus grave que la fuite des capitaux!
D'après quelques infos ils reviendraient pour probité, les capitaux, avec Madame Laroque!

Par ailleurs,
avoir un cerveau qui fuit, cela laisserai apparaître une "fuite de cerveau".
Par exemple la fuite qui suit, que je lirai à mes petits enfants, ceux que j'espère:
Ma fille cadette n'envisage pas du tout d'avenir en France:

N'ai-je pas le dernier Weekend, déménageant ma fille de Nantes à Nuremberg pour son stage chez Siemens comme convenu avec son école d'ingénieur, subit la triste réalité de l'efficacité française?

D'abord elle n'avait que trois jours et demi pour déménager, une remise de travaux le vendredi à Nantes, une première journée en entreprise le mardi en Allemagne.
Rien d'anormal.
Pas plus qu'ayant prévu un complément d'étude à Berlin à la rentrée d'octobre, en accord avec les états et écoles, ce convenu parcours a été annulé impromptu ce dernier moi d'avril....pour cause de remise en cause d'accords, c'est tout à fait normal!

Les étudiants, ils ont leurs petites affaires, et comme je suis plâtrier, j'ai ma petite camionnette.
Comme le secteur d'habitation à Nantes où était ma fille borde la nouvelle zone de stationnement payant, ces stationnements sont là sont bondés de voitures "ventouses".
Il n'y a pas la moindre chance de s'y garer à proximité d'une quelconque entrée d'immeuble, à moins, quelques semaines à l'avance, demander en mairie l'autorisation de voirie qui mettra en fourrière l'une ou l'autre dite ventouse, l'infortunée mal informée.

Administrativement, tout va bien, tout reste possible, c'est même fun autant qu'open.
On dresse les haies, pour qui peut passe dessus-dessous...

Par exemple, un étudiant, cela revend, donne, stocke chez l'un chez l'autre, et il faudrait instantanément requérir autant d'autorisations de voirie qu'il y a d'autres étudiants concernés à travers la ville par le déménagement de l'un d'entre eux....C'est plus un 110 mètres.
En plus, marquer un espace réservé, cela demande des panneaux de signalisations que ma fille n'aurait pas trouvé chez Lidl!
Ils doivent être lestés, restent sous la responsabilité du marqueur, laissent perplexe quiconque doit les poser ne l'ayant jamais fait d'expérience....C'est plus un 400 mètres.

Donc, il s'agissait pour moi de charger une camionnette dans une zone assez peu fréquentée, mais fourbie de toutes ses interdictions, élaborées en réunions pour faire bonnes coercitions.
Deux séquences était prévues pour le déménagement, le vendredi pour dégager le plus de mobilier possible avant cirage complet des sols de l'appartement où étaient trois colocataires (des revenus fonciers faciles ainsi assurés) avant remise à madame la propriétaire, elle même tentée de refaire ses sols et sa peinture (ouvrages de soixante et vingt ans d'age mis en entretiens délégués) par envisagée participation des cautions de ma fille et ses collocataires, elle qui n'avait jamais habité là plus de quatre mois.
C'est juste pour l'ambiance ce que je dis, car cette propriétaire était moins "grave" que ma fille ne le pensait, elle qui exigeait ma présence pour l'opération. Elle était "normale" cette propriétaire, en ma présence en tout cas.

N'empêche, alors que mon maigre budget ne m'autorisait guère plus qu'un encore plus maigre demi K-€, essence et non péage d'autoroute compris, pour le déménagement, l'administration Nantaise -cela aurait pu être n'importe où ailleurs- m'a vite fait comprendre que cela vaudrait assurément pour genre de vanité.

La première fois étant garé, en demi-trottoir au coin de la rue, ayant pris soin de ménager passage piéton et visibilité en ce coin de rue, à une quarantaine de mètres de l'appartement de ma fille, j'allais et venais entre chez elle et la camionnette (uniquement étant garé là pour cette opération, car hors chargement je me rendais sur un parking payant -pas cher à Nantes, faut reconnaître- à 500mètres environ)

Entre deux manœuvres, une caisse de livres aux bras, j'aperçois un agent du stationnement qui me verbalise (35€).
Je m'indigne, je l'interpelle, et lui explique la situation et le choix fait de ne pas bloquer la rue à voie unique devant chez ma fille, le peu de moyens alloués, la distance et la nécessaire rapidité de l'intervention.
"C'est trop facile", qu'il m'explique, de faire comme vous faite, si moi je lui demande, comment faire autrement?
Magnanime, il m'explique: Mettez un mot sur le pare-brise, on comprendra.

Le lendemain donc, je recommence pour une heure environ les mêmes dispositions, un mot sur le pare-brise en plus, disposé comme indiqué.
C'est avec un carton de vaisselle que je rencontre un autre agent du stationnement qui verbalise pour autant, pour d'autres motifs à la file sans doute!
Je lui explique les dires de son collègue, le mot sur le pare-brise, et là elle me subjugue:
-Imaginez dit-elle, une personne en fauteuil roulant obligée de se déporter sur la rue pour n'utiliser le trottoir, et alors, un accident.
-Certes, dis-je, mais je suis assez présent pour aider qui que ce soit si ma présence indispose.
-Et bien me dit-elle, c'est moi agent du stationnement qui suis responsable s'il y a un problème.
(J'ignorai cette tranche de droit!!!)

Inutile de préciser que je n'ai admis ni les propos du premier, ni du second agent depuis mon intelligence:
-"C'est trop facile", acte 1.
-"Je suis responsable", acte 2.
Un concentré de messages administratifs à la française, comme on les aiment!!!

J'ai appris entre temps que mon message du pare-brise ne risquait pas d'être lu puisque, à l'avance les contraventions sont dressées à distance puis déposées sur les pare-brises, le plus vite possible.

Par la suite, j'ai demandé comment le quartier vivait cela, toutes ces voitures ventouses, et j'ai reçu les témoignages des uns disant qu'ils devraient quitter les lieux faute de moyens, à cause des contraintes de temps et d'argent liées à leur travail, ainsi qu'avec d'autres le témoignage de fierté d'avoir trouvé un parking privé très cher faisant confort tandis qu'ils étaient retraités.
Et puis on m'a dit, que parmi les retraités, certains occupaient leurs temps à appeler la police pour signaler les fautes de stationnement.
Quand même, j'ai dit à l'agent de la deuxième fois que cela m'était parfaitement égal si elle ne verbalisait pas la voiture en infraction garée devant la mienne, et que même je l'y encourageais, incrédule qu'il en irait de sa responsabilité s'il y avait un problème.
Cela ne l'a pas empêchée de continuer avec une autre voiture, un peu plus loin, d'où étaient sortie 10 minutes plus tôt une grand-mère malhabile avec ses courses que sous-tenait aussi une jeune fille, conductrice en délit.

Ensuite, intéressé généralement au problème d'urbanisme des stationnements, des déplacements, et du temps alloué, j'ai pu constater sur la rue où j'étais en infraction un passage d'environ une voiture par minute, quatre en heure de pointe, une toute les cinq minutes en heures creuses (quand je faisais le déménagement!)

Mais tout ça décrit, par cœur vous le savez déjà, c'est juste un rappel, le devoir d'être touriste en son propre pays.

Et si je vous gorge de plus d'une demi ligne, j'oublie encore les descriptions de la symphonie des rond-points et leurs décors de cimetières, des guerrière peintures routières, de l'absence de stations service sur les autoroutes qui vous remercient et vous souhaitent bonne route sur cartes bleues, ... autant de sains motifs d'occupations pour âmes en peines.

Et puis, cela m'a rappelé Mr Ries, actuel maire de Strasbourg, collègue en politique du maire de Nantes, qui a mis cinq ans à introduire le parking résident alors que la spéculation immobilière rapportait à la ville et faisait motif, tandis que certains habitants se voyaient, via le stationnement, remis en banlieues dites aujourd'hui problématiques, et puis les embouteillages invraisemblables autour de Strasbourg qui n'a toujours pas de liaisons efficace avec le nord, le sud, l'est, l'ouest.
Et puis le marché unique des hypothèques immobilières pour une économie flottable, l'économie de la grande distribution en flux tendus, le million de logements qui manquent ainsi qu'en France...
Et puis, aussi, les tarifs de train faits pour les abonnés, faute de quoi un billet coûte bien plus que l'usure d'une voiture avec conducteur seul, et puis les injonctions des chefs d'agence de banques pour que votre compte soit alimenté en début de mois, pas n'importe quand, car tournerait en dates les algorithmes faisant fît des bilans annuels, des impondérables comme en entreprises, etc, etc, etc, ...
"tout ça c'est la même" ainsi qu'on dit dans les îles.

Depuis mon intelligence, le déménagement décrit une fois parvenu en Allemagne s'est démontré tellement extraordinairement plus simple:
Là, pas d'octroi municipal, fusse-t-il déguisé, des places pour ceux qui habitent, ceux qui passent un peu, ceux qui passent longtemps, pas de patrouilles du stationnement, deux voitures de patrouille fédérale pour le reste, bien visibles, les appartements pas fermés à clefs, les restaurants ouverts jusqu'à une heure du matin, à moitié vides mais à moitié pleins, et des sourires sur les lèvres, les prix frisant le ridicule, les autoroutes gratuites, une file ininterrompue de camions y roulant, dont un cinquième allemands, zéro cinquième français, aucun qui ne bifurquent vers la France, ou si peu.

Quant à ma fille aînée , elle va s'installer en Italie, assez peu Germanique dans l'âme.
Là bas pour le stationnement, c'est réservé et interdit partout, toléré sur les trottoirs, en deuxième file intérieure en quelque sorte, moyen en quoi, on se gare en Italie qu'en on déménage ses enfants.
Faut dire qu'en Italie, les espaces publics sont généreux, larges, amples et multi-fonctionnels, y'a toujours un bout de trottoir...

Moi, je resterais en France, ce n'est pas elle qui me désole, mais le fait que sa jeunesse, elle ne la retient pas...
Au fond, ça doit être ma faute, vu comme j'en parle, en histoire immédiate.