Mon utopie réaliste concerne le logement, les logements, l’habitat…
J’ai conçu et participé à la réalisation de centaines de logements, aujourd’hui en cours de remboursement tandis qu’ils sont bel(s) et bien là!

L’utopie, c’est dans un tout premier temps l’examen de la chose habitable, avant qu’elle ne se construise.

Mon utopie est avec la recherche en architecture…., bizarre mais constructible, construite hors les poubelles comme toujours, alors par exception s’exprimant entre les lignes aujourd’hui pour faire preuve.
S’il y a concours d’habillages aujourd’hui, ainsi qu’au XIX°, il n’y a plus véritables concours d’architectures, voire d’urbanismes.

Il faut donc reprendre à partir d’il y a quarante ou cinquante années en arrière, la voie sereine du classicisme ordinaire.
Je veux que me soit financé le temps nécessaire à l’élaboration d’une recherche particulière…
Car il faut deux ou trois années d’étude intensives pour y réussir (à deux ou trois personnes formées et inventives).
Autant dire une goutte d’utopie auto-réalisatrice!

Je veux mettre un terme partiel à l’activité spéculative du principe immobilier comme il s’enlise et nous enlise.
Pour y parvenir, je pense qu’il faut remettre sur l’établi la notion tombée en désuétude de la polyvalence potentielle, de la flexibilité potentielle des espaces construits.
La sueur dépensée à prouver cette flexibilité et cette polyvalence dans l’existant est actuellement un scandale, tandis que la production d’objets dédiés (se passant de flexibilité) un gouffre qu’agrémente un ennui considérable!

Ces choses là sont bien comprises, et leur compréhension s’illustre.
Ainsi, logera-t-on à Saint-Nazaire les étudiants dans des container métalliques réhabilités en « logements étudiants ». Ainsi prouvera-t-on la séduction du discours de la polyvalence…mais sans la force de conclure en resterons-nous alors à la séduction réalisée, à jamais événementielle…

c'est à dire avec l'exploitation du fait qu'un container amorti, il pourra partir en Chine et revenir réhabilité, sans jamais avoir à se demander s'il pourrait venir de Chine bien mieux adapté et moins cher qu'un contenair revenu, donc envoyé!!!

Je veux qu’une famille puisse revendre non pas un « cinq pièces », mais un deux pièces si elle pense rester où elle vit dans trois pièces.
Cette magie est possible par l’architecture…, jamais aucun programme cohérent en ce sens n’en fait cas!

Je veux qu’une chambre d’enfant puisse devenir un studio indépendant, à vendre, à louer ou à donner à son enfant.
Cette magie est possible par l’architecture…, jamais aucun programme cohérent en ce sens n’en fait cas!

Je veux qu’une chambre d’enfant puisse devenir une terrasse ou un potager, sinon un laboratoire de cuisine ou une salle de bain géante.
Cette magie est possible par l’architecture…, jamais aucun programme cohérent en ce sens n’en fait cas!

Je veux que des espaces « dédiés à réunir » puissent être fabriqués à moindre coûts, qui ne soient donc pas des containers, par des procédés de fabrication efficaces qui permettent l’éventail des choix d’un achat pur et simple, d’un achat prêt à finir, d’un achat prêt à construire, alors étant prévues les conditions de mise en œuvre, de transport, de remplacement et surtout d’isolement, toutes normes perdurables confondues mais d’avance pour des lieux remplaçables.
Cette magie est possible par l’architecture…, jamais aucun programme cohérent en ce sens n’en fait cas!

Je veux que la profusion de modularités soit étudiée, étudiées les structures, étudiés les modules, étudiés leurs possibilité d’adjonction et de disjonction, étudiées les manières juridiques pour de telles merveilleuses manières, étudiées les distributions, les isolations, étudiés les modules en infinies manières et infinies expressions….
Cette magie est envisageable par l’architecture…, jamais aucun programme cohérent en ce sens n’en fait cas!

Je veux savoir comment régler la trame constructive d’une telle habitation, sa mise en copropriété minimale, tandis que la copropriété est une jeune invention, et parce qu’en architecture il ne s’agit pas plus que d’harmoniser les meilleures mesures, celles qui s’expriment en mètres et en centimètres, et se bâtissent…
Cette magie est possible par la volonté de bâtir…, jamais aucun programme cohérent en ce sens ne s’y acharne!

Je veux que s'achève la spéculation sur des mètre-carrés incapacitante et d'un genre trop courru, alors qu'au début d'une spéculation utile d'un nouveau genre, celle abordant les mètre-cube,  l'espace devenu necessaire et son invention utile puisse étre enfin initiée.