Monsieur l'agent,

Très juste, le constat que changent les noms sur les listes.
Il existe même pas mal de personnes que la révolution française à nommé, tandis qu'ils étaient anonymes.
De là à dire que certains noms n'auraient pas d'origines, je ne saurais le dire.

Aux listes des corporations de métier, les noms des immigrants d'hier, ceux de simples ouvriers il y a quelques générations, sont maintenant aux premiers rang des représentations pour ces corporations.
Les corporations prolongent leur œuvre millénaire, qui est d'accroître l'importance de leur action, leur caractère incontournable, et leur obligé financement, régir l'ordre en leur sein.
De là à dire que les ci-dessus dénommés desservent le métier qu'ils représentent, je ne saurais encore le dire.

Parmi les corporations, celle du journalisme ne faillit sans doute pas à la règle.
Et soucieuse de son financement, plus elle se dit, mieux elle se porte. Dans son système corporatiste, la liberté d'expression s'agite et perdure.
Que les exorbitants financements, ceux qu'intiment les corporations pour tous et même les autres, ils appauvrissent généralement ou charge la barque nationale, j'oserai le dire si je constate que les cloisonnements s'épaississent entre tous, pèsent toujours plus lourd.
J'oserais en déduire, partant de ce constat, que les motifs d'exclusions s'agitent surtout à l'œuvre.

Il faudrait changer de motifs.
Il ne faut pas avoir autant peur que vous dites, s'agissant de la liberté d'expression, puisqu'elle garantit l'existence d'un métier qui ne craint que les expressions individuelles, qui s'exportent en blogo-sphère, loin des sphères confortables, les défendus emplacements .
Dire que le talent de Monsieur Zemmour, aux services des propos qu'il défend, qu'un même talent ne soit pas demain retrouvé chez un journaliste portant un autre nom, je ne saurais dire quel sera ce nom.

Savoir comment et en quel lieux, le talent de monsieur Zemmour s'est contre lui retourné, qui entraine sa disgrâce, je ne saurais plus loin le dire.
S'il y a la piste de la liberté d'expression, on l'a vu, elle ne tient pas longtemps.

Adviendrait celle de l'ordre public menacé, l'ordre public qu'incarne "le bien-pensable", plus loin que l'ordre interne de la corporation des journalistes.
Peut-être que monsieur Zemmour fut tenté d'investir cette bien-pensée, alors qu'il lui aurait suffit de la présenter par l'enquête journalistique, le corps de son métier.
"Le bien-pensable", je ne saurais le dire.

Qu'est-ce que c'est, le bien-pensable?
J'ai bien écouté les propos de Mr Zemmour qui l'invoquerait, mais au delà de l'invoquer, il ne le démontre jamais pesant, opaque, fermé.
De là à dire qu'il opposerait une pensée qui ne soit ni pesante, ni opaque, ni fermée, je ne saurais le dire.

Parmi le bien-pensable, se pourrait-il alors que le motif de l'exclusion, advienne en réalité?
En ce cas, Monsieur Zemmour a fait son temps au sein du journalisme, y a bien tenu son rôle.
Sans doute alors, ira-t-il plus loin où il trouvera juste expression au monde des idées, par la philosophie, sinon la politique.
Ou bien sera-t-il repêché, et bien encore efficace en journalisme il resterait aux médias.
On ne peut pas exiger avoir une place, tandis que d'autres n'en auraient pas, sauf avec la méritocratie summum de la bien-pensée, celle qui est dénoncée!

Car une philosophie, comme s'y soumet Mr Zemmour, installée en sophisme, chacun la pratique déjà.
Reste à cerner où mène l'exclusion, qui, quoi,et vers quelles catastrophes.
Que montre ce doigt vengeur? Où est la lune?

S'il y avait une corporation des exclus, où seraient ses locaux?
Prisons, banlieues, services sociaux, sièges de stades, ...familles?

Alors comment faire pour que telle corporation, celle des exclus, n'accroisse pas ses rangs?
Et qu'elle ne précède pas celle des éliminés?

Mr Zemmour invoque son accroissement, mais sauf pour lui-même ne propose comment peut s'organiser sa réduction.
Alors n'est-ce pas juste retour qu'il rejoigne la corporation des exclus?

A moins qu'il ne fustige la corporation des inclus, mais alors pourquoi exiger la ré-intégrer?
Plus sérieusement, c'est à la réduction de l'exclusion que l'on doit faire œuvre, et cela est tout juste pensable, bien mieux que bien-pensable car difficile à penser.

Comment la pétition CNI sert-elle, engage-t-elle cette pensée?
Car alléger le poids des corporations, ce n'est sûrement pas réduire le nombre de leurs adhérents, bien plutôt engager les corporation comme devenir plus sereines.
Que les corporations m'excusent, avoir du les présenter en métaphore, pour parler d'une attendue convivence.
Un travail autrement important que faire pétition.